Le lancement de la capsule habitable de Boeing avait tourné au « running gag » avec des retards à répétition. Le retour sur Terre suit le même chemin. Il y a quelques jours, l’Agence spatiale américaine annonçait officiellement réfléchir à un plan B : un retour de la capsule à vide. Les deux astronautes rentreraient alors en février 2025 à bord d’une capsule SpaceX.
Ménageant la chèvre et le chou, la NASA ajoutait que le retour habité de Starliner était la solution privilégiée. Une décision devait être annoncée mi-août. On y est, et… pas de décision, qui a été reportée à la fin du mois, comme le rapporte SpaceNews.
De nouveaux examens sur l’état de la capsule vont être menés la semaine prochaine, ou la suivante. Starliner a, pour rappel, rencontré cinq fuites d’hélium et des problèmes avec cinq de ses propulseurs du système de pilotage par jets de gaz (RCS). Et lors de son premier vol (sans équipage), la capsule n’avait pas atteint la Station spatiale internationale.
Les propulseurs RCS semblent concentrer les efforts de la NASA : « La principale analyse que nous attendons est un modèle 3D détaillé du système à l’intérieur de la vanne », afin d‘essayer de comprendre au mieux les soucis et les risques que cela peut entrainer.
Quoi qu’il en soit, le calendrier se resserre pour Boeing et la NASA : « Nous arrivons à un point où, en cette dernière semaine d’août, nous devrions vraiment prendre une décision, si ce n’est plus tôt ». La mission Crew-9 de SpaceX a par exemple été décalée, faute notamment de place sur le module américain pour s’arrimer.